Ambassadeur résolument moderne, vous êtes très présente sur les réseaux sociaux, par choix ou nécessité ?

Est-ce raisonnable de vivre sans ces outils qui nous permettent de communiquer en temps opportun ? De nos jours, il est important d’avoir une présence aussi bien physique que digitale, en particulier pour une diplomate qui représente les intérêts de son pays à l’étranger. Je suis particulièrement présente sur les réseaux sociaux en vue de donner de la visibilité sur notre travail et sur nos activités.

Mes fonctions m’amènent à côtoyer diverses personnalités, à voyager dans des pays et lieux différents. Il est important d’emmener avec moi les personnes de plus en plus nombreuses qui me suivent à travers ces diffusions. Cela me permet également d’informer, de communiquer avec ma communauté et de faire la promotion de mon pays. J’ai donc fait le choix d’être présente sur les réseaux sociaux qui devient, en fin de compte, une nécessité.

lL n’y a pas qu’une vie dans la vie… Pensez-vous déjà à la prochaine étape ?

Je me dis que la vie est une belle aventure et qu’il faut se laisser porter par ses convictions et même ses peurs. Notre détermination et notre destinée feront le reste quand vous avez LA FOI en DIEU comme moteur.

Ainsi, j’ai toujours eu tendance à me projeter dans l’avenir. Cela fait trois ans que j’occupe mes fonctions actuelles, je sais déjà très clairement ce que pourrait être la suite. Je pourrais continuer encore dans la diplomatie ou me lancer dans l’entreprenariat. Les actions humanitaires me tiennent également à cœur. Oui, je suis déjà prête pour la prochaine étape.

Vous avez tenu à honorer l’invitation d’Airaines le 4 juin dernier, dans le cadre des commémorations des combats de la Somme et de la bataille d’Airaines. Cette démarche mémorielle était importante pour vous ?

Je prends part aux commémorations des batailles de la Somme depuis mon arrivée à la tête de l’Ambassade du Gabon en France en 2020. J’ai déjà réalisé trois déplacements dans la ville d’Airaines, devenue pour moi, une partie du Gabon grâce à l’histoire qui nous lie. Bien que le souvenir y évoquer soit douloureux, il est important pour l’histoire et pour la postérité que les combats de la Somme, particulièrement la bataille d’Airaines soit commémoré pour que ces nombreux combattants morts pour la France pour leur courage et sens du devoir reçoivent toute la reconnaissance de la patrie.

 

Vous avez tenu à honorer l’invitation d’Airaines le 4 juin dernier, dans le cadre des commémorations des combats de la Somme et de la bataille d’Airaines. Cette démarche mémorielle était importante pour vous ?

Je prends part aux commémorations des batailles de la Somme depuis mon arrivée à la tête de l’Ambassade du Gabon en France en 2020. J’ai déjà réalisé trois déplacements dans la ville d’Airaines, devenue pour moi, une partie du Gabon grâce à l’histoire qui nous lie. Bien que le souvenir y évoquer soit douloureux, il est important pour l’histoire et pour la postérité que les combats de la Somme, particulièrement la bataille d’Airaines soit commémoré pour que ces nombreux combattants morts pour la France pour leur courage et sens du devoir reçoivent toute la reconnaissance de la patrie.

Notre compatriote, le Capitaine Charles N’Tchoréré y a laissé sa vie, abattu par les Nazis pour avoir refusé catégoriquement d’être séparé de ses soldats, de voir nié son statut d’officier Français d’origine africaine et d’être trié et jugé selon la couleur de sa peau. Il a jusqu’au dernier sou?e, assumé son rang et fait triompher ses principes : l’honneur, la bravoure, l’exemplarité qui ont fait de lui un héros.

Nous ne pouvons pas rester insensibles face à ce sacrifice. Raison pour laquelle, il est plus qu’indispensable de réaliser ce devoir de mémoire pour que la ville d’Airaines soit à la fois digne et fière d’assumer ce drame qui fait désormais partie de son patrimoine local. La ville d’Airaines est devenue au fil des ans, un lieu de souvenir, de recueillement et d’hommages pour que Charles N’Tchoréré comme nombreux autres soldats ne soient injustement oubliés dans cet épisode malheureux de la seconde guerre mondiale, notamment pour les jeunes d’aujourd’hui et des générations futures qui devraient tirer des enseignements pour que ce sacrifice soit à jamais gravé dans l’esprit de tous.


La personne que vous êtes aujourd’hui a-t-elle réalisé une partie de ses rêves d’enfant ?

Je pense avoir réalisé mes rêves d’enfant qui consistaient à l’atteinte de mes principaux objectifs, à savoir, effectuer un travail qu’on aime, fonder une famille, s’entourer des gens bienveillants, voyager, etc. En bonne chrétienne pratiquante, j’observe la nature qui nous entoure et qui représente pour moi, la preuve de la puissance et de l’amour de Dieu. Ma foi en Lui m’a permis de réaliser mes rêves d’enfant qui sont devenus ceux d’adulte que je suis aujourd’hui. Je suis donc infiniment reconnaissante à Dieu.

Si vous aviez la possibilité de faire vous-même les questions / réponses, laquelle vous seriez-vous posée et quelle réponse y auriez-vous apportée ?

J’avoue que vos questions sont très pertinentes et m’ont permis de dire l’essentiel sur moi. Néanmoins, si je devais en rajouter une dernière, ce serait : ? Ma question